Grenoble : Baptistère - Musée de l’Ancien Evêché



Accueil
Liste complète des sites
Recherche par carte
Recherche par pays, période et/ou type
 



Adresse :  2, rue Très-Cloîtres, Grenoble, 38 000, France
Téléphone :  33 (0)4 76 03 15 25
Télecopie :  33 (0)4 76 03 34 95
Site web
Personne(s) de contact


Imprimer cette page
 
 

 


 
Photo non disponible

 

Description

Les fouilles menées depuis 1989 place Notre-Dame ont permis de mettre au jour les vestiges d’un ensemble des premiers temps chrétiens réunissant le baptistère et une partie du groupe épiscopal dans lequel il s’intègre.

Les restructurations de la place, liées à l’installation de la ligne de tramway, ont par ailleurs permis le dégagement du rempart romain (première enceinte de la cité datée de la fin du IIIe s. après J.-C.) et de sa poterne (porte piétonne) qui jouxtait à l’origine la porte Viennoise (l’une des deux portes d’entrée de la ville).

Tout au long des cinq siècles durant lesquels il sera utilisé, le baptistère de Grenoble fait l’objet de nombreuses transformations qui répondent à l’évolution de la liturgie et à la volonté d’embellissement du lieu.

Dans son état primitif, au Ve siècle, le baptistère est une simple salle de plan carré pavée en marbre blanc, dont le centre est percé d’une cuve octogonale. Les 75 cm de profondeur de la cuve indiquent qu’on pratique alors un baptême par immersion complète du candidat au baptême. Très vite est venue se greffer à l’Est du bâtiment une abside, dont la voûte était richement décorée d’une mosaïque. Au VIe siècle, trois nouvelles absides viennent s’ajouter à la première et confèrent au bâtiment la forme d’un quatre-feuilles. La cuve baptismale est considérablement réduite et présente désormais cinq pans. À chaque angle de ce pentagone se dressait une colonnette qui soutenait au-dessus de la cuve un petit baldaquin. L’eau jaillissait au centre, ce qui correspondait désormais à une pratique du baptême administré par aspersion.Les fouilles ont permis de mettre au jour par ailleurs deux salles attenantes au baptistère : c’est à cet endroit que l’on organisait la cérémonie et que les catéchumènes se préparaient au baptême. Démoli dans le courant du XIe siècle, le baptistère est remplacé par un cimetière qui subsistera devant le parvis de la place Notre-Dame jusqu’au XVIIe siècle.

Au visiteur qui pousse les portes du musée, on propose un parcours qui le conduit sous le parvis de la place avant de l’inviter à cheminer dans l’ancien palais des évêques. C’est depuis le rez-de-chaussée du palais que l’on accède aux vestiges conservés en sous sol. Après avoir longé les restes du rempart romain qui protégeait Cularo (nom antique de Grenoble), emprunté la poterne (passage piéton de l’ancienne porte Viennoise), on accède au baptistère dont la restauration et la restitution permettent d’évoquer la cérémonie du baptême, telle qu’elle se pratiquait au début de l’ère chrétienne. Une série de maquettes et de vitrines contenant les objets trouvés lors des fouilles rythment le parcours, aidant le visiteur à mieux appréhender le site et se représenter les rituels qui accompagnaient la cérémonie.

Le site du baptistère offre une lecture unique de l’histoire de la cité et la découverte de l’ensemble du groupe épiscopal permet de comprendre le rôle religieux mais aussi politique tenu par l’Église dans la ville.

Décembre 2005

 

Bibliographie 

F. BOUCHERON, F. GABAYET, A. de MONTJOYE, 1998. Autour du groupe épiscopal de Grenoble. Deux millénaires d’histoire, Collection Documents d’Archéologie en Rhône-Alpes (D.A.R.A.), Éditions du ministère de la culture – DRAC – Service régional de l’Archéologie.

A. de MONTJOYE, D. CHANCEL, 2001. Le groupe cathédral de Grenoble. Baptistère, cathédrale Notre-Dame, église Saint-Hugues, palais épiscopal, collection Patrimoine en Isère, Éditions du Musée de l’Ancien Évêché, Conservation du patrimoine de l’Isère.