Périgueux : Vesunna, Musée Gallo-Romain de Périgueux



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vesunna@perigueux.fr
Adresse :  Parc de Vesone, 20 rue du 26e Régiment d’Infanterie, Périgueux, 24000, France
Téléphone :  +33 (0)5 53 53 00 92
Télecopie :  +33 (0)5 53 35 40 12
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Rapport étude de cas

 

Depuis le mur épais, vue sur les passerelles et le parc de Vésone
© Elisabeth Pénisson, Vesunna Musée gallo-romain Périgueux. 2005

 
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Description

Vesunna, la cité antique de Périgueux, a connu trois siècles de prospérité.

Parmi les vestiges les plus remarquables de cette époque, on peut citer la Tour de Vésone qui s’inscrivait à l’origine dans un immense sanctuaire dédié à la déesse Vesunna, dont elle constituait le cœur sacré et qui aujourd’hui est devenu l’un des symboles de la ville.

A quelques dizaines de mètres de la Tour, se trouvent les vestiges d’un imposant bâtiment richement décoré de fresques murales, la domus de Vésone.

Cette vaste demeure urbaine, 4000 m² au sol, fut construite dans la première moitié du Ier siècle de notre ère sur un plan classique se développant autour d’un péristyle. Elle connut très rapidement des développements et des transformations.

Au cours du IIe siècle, la maison fut remblayée pour être surélevée d’un mètre environ et embellie. Ce sont les murs enfouis à cette époque qui sont parvenus jusqu’à nous.

Cette domus fut découverte en 1959 à l’occasion de sondages demandés par les Monuments historiques, dans le cadre d’un projet immobilier prévu par l’Office Départemental de H.L.M.

Des murs gallo-romains décorés d’enduits peints sont alors mis au jour.

Les fouilles qui ont suivi sont financées par les Monuments historiques. La première phase (1960-1967) a mis au jour le cœur de la maison.

Autour d’un vaste jardin à péristyle s’organisent des salles de réception ornées de peintures murales, des pièces chauffées par hypocauste, une cuisine et des bains privés.

La deuxième phase de fouilles (1973-1977) a dégagé au nord deux petits péristyles, au sud une fresque représentant des combats de gladiateurs, et fouillé des puits, dont l’un a livré une grande pompe en bois.

Des fouilles complémentaires ont été réalisées en liaison avec le projet de construction du musée (1992, 1995, 1999 et 2000). Elles ont permis de trouver l’entrée de la maison antique, donnant sur la rue bordée d’un portique, sous la future zone d’accueil du musée.

Le site archéologique, classé monument historique le 25 octobre 1963, avait été partiellement protégé grâce à des aménagements financés par l’Etat. Cet équipement, devenu vétuste, n’offrait plus de bonnes conditions de conservation et n’était pas adapté à l’accès de visiteurs.

La Ville de Périgueux, propriétaire, a donc décidé de construire une sorte de vaste parapluie protégeant le site archéologique et de l’aménager en musée. Lors d’un concours organisé en 1993, l’architecte français Jean Nouvel s’est vu confier le projet.

Ce nouvel équipement, financé par l’Etat, la Région Aquitaine, le Département de la Dordogne et la ville de Périgueux, est ouvert au public depuis juillet 2003.

Outre les vestiges de la domus, il présente des collections illustrant la ville antique et la vie quotidienne à Vésone durant l’époque gallo-romaine.

Décembre 2005

 

Bibliographie 

CARDANI E., 2004. Rivilare e proteggere, Musée Vesunna, Périgueux. L’ARCA, février 2004, n° 189, p. 6-13.

GIRARDY-CAILLAT C., 1998. Périgueux antique, Ed. du patrimoine, Paris, Guides archéologiques de la France, 96 p.

LORIERS M.-C., 2003-2004. Domus insert, Musée gallo-romain Vesunna, Périgueux (24). Techniques et architecture, décembre 2003-janvier 2004, n° 469, p. 44-49.

PENISSON E., 2005. Visiter Vesunna, musée gallo-romain de Périgueux. Ed. Sud-Ouest, Bordeaux, 32 p.