Description
L’Archéoforum de Liège constitue une vaste infrastructure située dans le sous-sol de la place Saint-Lambert, espace central de la ville de Liège. Il préserve des vestiges archéologiques qui s’étalent, sans discontinuité, d’environ 7.000 avant Jésus-Christ à la fin du XIXe siècle. Ce sous-sol contient, notamment, les vestiges d’édifices religieux successifs, dédiés à Saint Lambert, mort sur les lieux vers 696. Il s’agit, en particulier, des fondations d’une immense cathédrale gothique, détruite par les révolutionnaires, à la fin du XVIIIe siècle.
Depuis le 22 novembre 2003, l’Archéoforum de Liège est ouvert au public qui peut ainsi se « plonger » dans neuf mille ans d’histoire. Au sein de ce public, une attention toute particulière est accordée aux établissements scolaires. Pour eux, l’Archéoforum s’avère, à la fois, un livre ouvert sur le passé et un outil de réflexion sur les techniques de l’histoire. Bref, un lieu d’exception en matière de pédagogie. D’autant que la visite est « portée » par une scénographie contemporaine qui, par le son et par l’image, amplifie la force émotionnelle d’un site où, vraiment, la ville de Liège a vu le jour.
La création de l’Archéoforum a donc permis, d’une part, de préserver un patrimoine archéologique d’exception et, d’autre part, d’assurer l’accès permanent du public aux vestiges. L’infrastructure englobe également d’importantes réserves archéologiques qui continueront d’être fouillées. Il s’établira ainsi un « dialogue » de choix entre les visiteurs et les spécialistes qui « cohabiteront » sur le site.
Enfin, le projet d’Archéoforum s’inscrit dans tout le réaménagement du centre de Liège, opéré dans les années 1990 et visant, notamment, à redynamiser une ville frappée, ces dernières décennies, par la crise économique.
La concrétisation de l’Archéoforum de Liège s’est opérée en trois phases. D’une part, une dalle de protection, constituant l’ossature même de la nouvelle place Saint-Lambert, est venue recouvrir les vestiges archéologiques en 1997. De mars 2000 à mai 2001, une seconde phase a permis d’achever le dégagement des terres de remblais où « baignaient » les vestiges, de créer l’entrée principale de l’Archéoforum et de mettre en place une structure d’accueil pour le public. Opérée à partir de janvier 2003, une dernière phase a permis, à proprement parler, de créer une infrastructure qui concilie les contraintes liées à une visite « grand public », à la conservation des vestiges et à la poursuite des recherches archéologiques.
Octobre 2005
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