Description
La Collégiale Saints-Pierre-et-Guidon a dominé pendant des siècles le village d'Anderlecht. Ses dimensions, impressionnantes pour une localité au départ très modeste, en font toujours l'église la plus grande de la région bruxelloise, après la cathédrale Saints-Michel-et-Gudule. Ce monument classé renferme les plus beaux ensembles de vitraux, de peintures murales et de pierres tombales de la capitale. L'édifice possède des témoignages essentiels de l'architecture romane et gothique.
La présence de la famille seigneuriale d'Anderlecht-Aa, installée au centre du village, la fondation d'un chapitre de chanoines et le culte dédié à Saint-Guidon ont certainement contribué, au moins dès le 11e siècle, à la construction d'un important édifice religieux. L'existence d'une paroisse primitive à Anderlecht est supposée au tournant des 10-11e siècle, sans pouvoir être plus précis. La fin du 11e siècle et le début du 12e siècle voient donc s'ériger une très imposante collégiale romane Saints-Pierre-et-Guidon.
La tour romane subsiste jusqu'au début du 16e siècle, date à laquelle l'architecte Keldermans entame les campagnes de reconstruction de la nouvelle tour. Les vestiges de la collégiale romane ne se limitent pas à cet élément; en effet, la crypte nous est parvenue dans un bon état de conservation. C'est par des escaliers situés de part et d'autre de l'entrée du chœur, dans les murs occidentaux du transept, que l'on accède à la crypte. Ces escaliers ont été aménagés à la fin du 19e siècle, lors de la campagne de restauration de la collégiale menée par l'architecte Van Ysendijck.
|